Version 3

À Go, on ralentit !

Par Guylaine Fortin

Saviez-vous que le 21 juin, on célèbre la Journée internationale de la lenteur ? Ce n’est pas un hasard si ça tombe la journée la plus longue de l’année ; ça nous donne plus de temps pour prendre notre temps !

La Journée internationale de la lenteur est née à Montréal en 2001, d’un regroupement de joyeux lurons nommé les « Lents d’Amérique ». Leur objectif était de promouvoir la liberté d’agir lentement dans un monde où tout va trop vite. Ainsi, le 21 juin, on nous invite à ralentir le pas pour savourer chaque seconde qui s’écoule, pour chérir le moment présent et prendre le temps d’observer les petites joies de notre vie quotidienne. 

Flâner, lambiner, se promener le nez au vent, prendre la vie comme elle vient, être dans la lune, regarder le gazon pousser, avoir la tête dans les nuages… voilà autant d’expressions auxquelles cette journée tente de redonner du sens. D’ailleurs, quoi de plus agréable que d’apprécier pleinement ce que l’on fait, à un moment précis ? Se trouver bien, là, ici et maintenant, à partager un bon plat avec une amie, à plonger dans un roman au creux d’un hamac, à s’offrir une (lente) balade en profitant des derniers rayons du soleil, à prendre le temps de faire un brin de jasette avec les voisins que l’on croise tous les jours sans trop les connaître…

L’injonction d’aller toujours plus vite est devenue la norme dans notre monde et nous n’en mesurons pas assez les effets négatifs. Nous associons dès l’enfance, rapidité et réussite. On demande aux gamins de devenir autonomes le plus tôt possible. On s’inquiète au premier petit retard de développement. Le rythme qu’on impose à nos petits les oblige à toujours se dépêcher : pour s’habiller le matin, pour terminer leurs devoirs, pour finir leur repas avant la partie de soccer et ainsi de suite jusqu’au dodo.

Les années qui passent n’arrangent rien à l’affaire. Plus le temps file, plus le besoin d’aller vite va croissant. La cadence et les délais s’accélèrent et on se propulse toujours plus loin dans l’avenir, faisant fi du moment présent. Cette obligation de vitesse vient avec son lot de stress et d’anxiété. Pire, elle s’avère souvent contre-productive. En privilégiant la rapidité à la qualité, on en vient à oublier de mesurer l’efficacité et de goûter le plaisir que l’on tire de ce que l’on fait. Un cerveau sollicité en permanence ne peut gérer ce flux continuel d’informations sans risquer de surchauffer. Comment avoir de nouvelles idées et être créatif si notre esprit n’est jamais mis au repos ? Si on ne ralentit pas parfois le tempo ?

Mais attention, ralentir et prendre son temps, ce n’est pas obligatoirement ne rien faire. Partir à l’aventure, se faire plaisir, prendre du recul par rapport à sa vie, s’écouter, se remettre en question, mesurer ses forces et ses faiblesses, se faire dorloter, réfléchir, c’est aussi prendre son temps. Ce sont des fenêtres que la lenteur ouvre pour regarder l’horizon, pour remettre en cause les modèles imposés et pour voir ce que nous souhaitons vraiment dans la vie. Une fenêtre par laquelle on peut décider de ne laisser entrer que l’essentiel afin de dessiner notre vie telle qu’on la rêvait quand on en avait le temps.

PS – À l’Ovarium, on valorise la lenteur tous les jours de l’année. On vous invite à prendre le temps de ressentir et de goûter le moment présent, ça fait partie de notre ADN. Pour consulter les différentes pratiques pro-lenteur que nous offrons, cliquez ici.

 

 

 

2 comments

  1. Sylvain Gervais

    Je suis né sous le signe de la tortue et en suis bien fier…

    Respirez profondément pour demeurer calme et détendu apporte tout les bienfaits et nous aide à prendre les décisions les plus profitable.

    Bonne continuité !

    Lenteureusement Vôtre,

    Xxx

    • Marie-Claude Bourque

      Heureuse de vous lire Sylvain et de savoir qu’il y a encore des tortues parmi nous ; )
      Bonne suite à vous aussi!